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Le rendez-vous de sophie : Comment l’oublier ?

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Sophie a eu dix maris, et un nombre incalculable d’amants, ce qui fait d’elle une experte pour toute question de couple ou de rencontre.

Comment l’oublier ?

Comment oublier un homme qui, lui, vous a déjà passé par pertes et profits ? Cette question, j’ai dû me la poser quand mon troisième mari m’a annoncé qu’il me quittait. Même si on sait que c’est possible, même si cet homme on aurait pu le quitter aussi, une fois que c’est lui qui a lancé l’opé, et bien ça change tout. Il a ajouté qu’il partait avec une autre, avant de littéralement disparaître de ma vie. Pffuit. Il m’avait oubliée. Si vous croyez que c’est drôle, c’est que ça ne vous ai jamais arrivé.

Une fois absent, il était partout. Dans la maison, je sentais sa présence longtemps après cet adieu sans larme et sans regret (de sa part). Du coup, je pleurais, alors que les pleurnicheuses m’ont toujours agacée. Dans la rue, je croyais le voir s’avancer vers moi, souriant et prêt à toutes les promesses dont ma vulnérabilité sentimentale avait besoin, mais ce n’était jamais lui. Et même si dans le lot des sosies, il y en avait quelques-uns que j’aurais bien épousés, le cœur n’y était plus. Je finis par prendre rendez-vous chez un hypnotiseur, à force d’hallucinations. Mais l’homme qui me reçut m’expliqua qu’il saurait sans problème m’aider à me souvenir, mais pas à oublier. Je frappais à la mauvaise porte.

Pourtant, ça semblait simple, d’oublier quelqu’un. Il suffisait de ne plus penser à lui.

Les spécialistes de la question (mes copines et un psy que je vis deux fois) m’apprirent que l’oubli prend du temps (je ne m’en serais pas doutée) et qu’il n’est pas nécessaire de l’associer à un déni forcené de ce qui s’est bien passé, pour en tirer profit. Il est possible de s’abrutir d’activités pour accompagner le processus. Un changement d’air bien pensé, peut également faire ses preuves.

C’est ainsi que j’ai décidé de passer un peu de temps, (et ce peu de temps s’est transformé en année sabbatique) loin des hommes. Je me suis installée dans une maison habitée uniquement par des femmes, au Canada, pas très loin de chez ma sœur.

Aujourd’hui, je me souviens encore de lui. Mais cette année au loin, reste un souvenir beaucoup plus constructif. Ça m’a vraiment aidée à sortir de ce qui était un début de dépression.

Parce que l’oublier, lui, ce n’était pas vraiment le problème. J’avais presque quarante ans, et je n’acceptais pas d’avoir échoué à me faire aimer d’un homme plus qu’une poignée d’année. C’était frustrant, et inquiétant, pour la suite de ma vie. J’avais compris que cet homme vite épousé, qui n’avait pas su m’aimer bien longtemps, soulignait quelque chose d’important. Je ne serais jamais la passion d’un seul, et je devrais donc me donner un peu plus de mal que d’autres, pour toujours repartir à l’assaut d’une idée de l’amour qui ne se projetait pas dans le temps. L’amour pour moi, serait toujours celui des premiers temps, où l’on se regarde dans les yeux, sans aucune assurance que ce qui brille, là, au fond, sera notre petite étoile.

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