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Qu’est-ce qu’une rencontre ? selon Paul W. (Psychothérapeute conseiller conjugal)

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En approche systémique et cybernétique l’on dit que, en matière de rencontre 1+1 = 3. Selon le principe que l’on ne peut pas ne pas communiquer, on ne peut empêcher une influence mutuelle. La rencontre devient un jeu d’influences mutuelles qui donne lieu à une troisième entité. Dans une rencontre amoureuse, c’est le couple et la combinaison des deux personnes désormais modifiées par la rencontre qui représente le 3. C’est la combinaison processive des influences mutuelles exercées involontairement et volontairement.

En d’autres termes la rencontre transforme les deux personnes de manière constante eu égard à l’interaction.

Par la suite apparait progressivement un effet de redondances lié à un appauvrissement de la relation. Celui-ci est le résultat des sélections opérées par les partenaires vis à vis de ce qui plait et déplait. On délaisse ce qui ne plait pas à l’autre. Une sélection des attitudes mutuelles approuvées et désapprouvées s’inscrit progressivement dans la relation.

Mais ceci se passe plus tard dans la rencontre. On dit qu’au début tout est possible on est créatif et plein d’enthousiasme. C’est le moment le plus riche en échange, proposition et interactions. Plus tard les conflits assureront le rôle de régulation.

Une rencontre doit-elle nécessairement réussie ?

S’il s’agit de rencontre amoureuse, voici encore une question extrêmement complexe. Y sont liées des considérations d’ordre culturel. Si je me réfère à notre culture (?!), la réussite d’une rencontre est conditionné par la confiance en soi. D’un point de vue sociologique, les règles de fonctionnement du groupe auquel on appartient, jouent un grand rôle et peuvent inhiber les sensations, sentiments qui devraient toujours présider dans la rencontre. En d’autres termes il convient de se poser la question de savoir si les loyautés au système familial auquel on appartient autorisent à être « soi-même » ou si on doit correspondre à des standards quels qu’ils soient. Il n’y a pas que la structure familiale qui joue ce rôle. Pouvoir se dégager de rencontres qui ne conviennent pas peut permettre de gagner en confiance en soi.

Y a-t-il des rencontres impossibles ?

Je répondrai : peut-on marier l’eau et le feu ?

Qu’est-ce qui change au fur et à mesure des rencontres ?

Dans le meilleur des cas, la confiance en soi augmente. Mais on peut considérer le verre à moitié vide plutôt que le verre à moitié plein. Dans ce cas on peut les considérer comme des échecs et amener le renoncement. Dans tous les cas la plus grande erreur est de se mettre un éléphant sur le dos en attendant trop (d’un coup) d’une relation. Si celle-ci doit parvenir à rassurer un manque de confiance en soi du ou de la candidat(e) à la rencontre, le risque d’échec augmente de manière exponentielle amenant une forme de fermeture et même de renoncement. « Je n’ai pas rencontré l’homme ( la femme) de ma vie tout de suite, cela signifie que je ne suis pas assez bien (ou ces raisins sont trop amers). »

Quel est votre meilleur souvenir de rencontre ?

Mon meilleur souvenir est la somme de toutes ces rencontres dans lesquelles c’est la spontanéité qui a prévalu.

La relation coulait de source. C’est presque magique. Inexplicable.

Selon la tradition chinoise : « ne rien faire pour que rien ne soit inaccompli » est la meilleure façon pour faire (réussir) une rencontre. Conditions :  développer la préparation et l’observation, l’action étant secondaire, sauf le moment venu, il ne s’agira plus de tergiverser. Quand les conditions sont réunies il convient d’agir.

Quelle est la question que je ne vous ai pas posée à laquelle vous auriez souhaité répondre ?

Pour le moment je ne vois pas.

Paul W psychothérapeute conseiller conjugal

 

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