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Le Rendez-Vous de Sofie : La peur de l’engagement

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Sofie a eu dix maris, ce qui fait d’elle une experte pour toute question de couple ou de rencontre.

C’est l’été, on s’emballe, on se connecte, on meet, on like, on love, et c’est tellement agréable, mais parfois, revient cette peur, qui rend les hommes et les femmes un peu lâches, et vaguement fuyants, (ou le contraire).

La peur de l’engagement. Je l’ai connue, parmi d’autres, la peur d’aimer, la peur de vieillir, la peur de comprendre que c’est ou pas le bon, la peur de manquer, la peur du noir, toutes les peurs possibles, avec des petits ou des grands P.

Je pourrais vous parler d’un ou deux hommes qui connaissaient cette peur, et qui l’ont peut-être surmontée, (sans moi, on ne peut pas être partout), mais je préfère m’appuyer sur un cas dont je connais toutes les ficelles : le mien. Pour ne pas préjuger de ce qui passe par la tête des autres Pourquoi quelqu’un qui nous plaît, et à qui on est certain de plaire, disparaît quasi sans explication ?
Est-ce que c’est la peur ? Le manque de désir ? Le signe d’une double vie ? C’est pratique de présenter des excuses respectables, pour éviter de froisser l’adversaire, au moment de rompre : « j’ai peur de m’engager. » Mais il ne faut pas toujours s’y fier.

Entre mon troisième et mon quatrième mari, les couples fleurissaient. Je m’étais mariée très jeune, et alors que j’étais à nouveau célibataire, autour, ça s’engageait.
Mais moi, je n’y croyais plus. Je n’avais plus envie de jours et de nuits côte à côte, avec la bonne volonté des commencements, et l’usure qui s’installe, j’avais peur de ça, de ne plus me plaire au côté des hommes qui me plaisaient, et ça se bloquait tant et si bien, qu’ils ne me plaisaient plus.
Du tout. Je ne m’en plaignais pas, mais au début, je renvoyais la balle dans le camp adverse : ce type n’était pas fiable, son charme était très superficiel.

A force, j’hésitais même à sortir avec des hommes. Et puis, j’ai découvert l’amitié. La peur de l’engagement n’empêche pas les relations, elle les décomplexe, si on sait y faire. Elle m’a permis de vivre toutes sortes de camaraderies, qui ne se posaient pas la question du lendemain. Je ne m’intéressais qu’aux hommes qui étaient déjà en couple, des hommes qui ne me trouvaient pas attirante, mais qui appréciaient d’autres qualités, et avec qui ma personnalité s’est affirmée, et s’est bonifiée.

Et puis, avec le temps, j’ai eu envie d’avoir peur, à nouveau. Parce que j’ai compris qu’on passe son temps à s’engager. L’avenir est un engagement. Le couple n’est qu’une des parades possibles face au futur. Ce qui compte dans l’engagement, c’est d’affronter l’inconnu, à deux. L’inconnu qui nous guette, de toute façon, en misant sur l’attachement qui nous rend plus fort. Ma peur s’est modifiée, j’avais envie de la partager, avec quelqu’un, qui aurait peur lui aussi.

Et c’est là que j’ai rencontré mon quatrième mari, que je connaissais depuis toujours. C’était mon meilleur ami, et ce fut sans conteste mon meilleur mari, mais c’est une autre histoire, que je vous raconterai peut-être une autre fois.

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