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La vérité sur… la sodomie

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Première Partie

Le sexe, c’est une question d’envie, mais aussi d’exploration. Explorer son corps, et aussi celui de l’autre, chercher à s’emboiter, de différentes manières. Sans trop d’a priori. Pourvu que ça rentre, et que ça ressorte. (Il y a des histoires de gens coincés les uns dans les autres au rayon des faits divers, il faut quand même faire un peu gaffe.) Mais justement, ça c’est la théorie. En pratique, pour chaque mode, chaque petit franchissement de cap, on traverse quelque chose de plus, et parfois, ce qui semblait une partie de plaisir se termine en leçon de morale. La sodomie en est le meilleur exemple.

D’abord un peu d’histoire, pour se mettre à l’aise. (Tout le monde insiste là-dessus : pas de sodomie sans être détendu.)

En Grèce antique, la sodomie faisait partie d’une pratique codifiée, assez loin de notre morale contemporaine. Certains jeunes garçons avaient un mentor qui les initiait à pas mal de choses intellectuelles, parfois (mais pas toujours) en échange d’une petite compensation physique, qui passait aussi par une pénétration par derrière. C’était une affaire d’hommes, et même si aujourd’hui tout ça ressemble presque à de la pédophilie, à l’époque c’était cool. Plus tard dans la merveilleuse histoire de l’humanité, le destin de la sodomie s’est assombri, pour devenir tout ce qui relève d’une sexualité et / ou d’une morale déviante. On passe donc d’une pratique valorisée et codifiée, à un magma réprobateur (Sodome fut rasé, et chez les Allemands, le terme sodomie, désigne en fait la zoophilie.) On a beau dire qu’aujourd’hui, il n’y a plus de tabou, impossible d’oublier qu’on peut encore être accusé de sodomie et mis en prison, dans certains pays.

Nous voilà moins rassuré, mais un peu d’appréhension avant une sodomie ne peut pas faire de mal. Parce que la sodomie, c’est un bon moyen de se situer, sur une échelle de comportement. On ne peut pas ne pas parler de domination, il y a le pénétreur et le pénétré, et il faut choisir son camp. Ça peut même aider à se trouver, de s’accepter comme relevant de l’une ou l’autre catégorie. On peut aussi en changer, si on a un caractère versatile, mais ce n’est pas obligatoire.

La sodomie, c’est donc peut-être la pratique sexuelle qui en dit le plus sur notre caractère. Presque tout le monde a une vie sexuelle, mais parmi ceux qui s’accouplent, tous ne se sodomisent pas. La vérité sur la sodomie, donc, c’est que la curiosité ne suffit pas, il faut aussi un peu de courage, de talent pour aborder la douleur, et de facilité pour la transgression, avant de monter au septième ciel.

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