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La vérité sur… les sex toys

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Les sex toys, vous connaissez ? Vous en avez déjà utilisés ? Vous êtes accrocs ou vous trouvez ça puéril voire de mauvais goût ? Toutes ces questions, nous nous les sommes posées chez Rendez-vous.be, et nous avons des réponses : vous savez que nous vous disons toujours la vérité.

On apprend vite qu’on peut très bien atteindre l’orgasme seul. La jouissance est à tout le monde, et elle ne s’embarrasse d’aucune catégorisation. Mais l’humain ne se contente jamais de ce qu’il a. Il est ingénieux, il aime bricoler.

En sexualité, comme en aéronautique, il essaie d’apporter des outils qui lui permettront d’aller un peu plus haut. C’est ainsi que sont nés les accessoires sexuels, qu’on appelle aujourd’hui sex toys.

À quoi servent-ils exactement ? À augmenter le plaisir. Il y a ceux qui accompagnent la jouissance, ceux qui la favorisent ou la déclenchent. Et ils sont de quasi toutes les civilisations, n’imaginez pas qu’il a fallu attendre Sex & the city et la fameuse scène du rabbit. Dès l’Antiquité, il existe des versions de godemichés, boules de geisha, et autres anneaux ou étuis. De la pierre, du bois ou du cuir, lubrifiés à l’huile précieuse.

De la gomme et de la résine chez les Chinois, des pierres polies entourées de soie pour les Japonais, les pratiques sexuelles sont plutôt naturelles, et nous laissent rêveurs. Pas de problème de substance cancérigène, ou de piles vides, qui viennent compliquer l’affaire. Les godemichés sont composés d’éléments qu’on peut trouver sur son chemin, comme ces trésors qu’accumulent les plus jeunes au gré de leurs promenades. Les sex toys sont des jouets. Et si notre époque sombre parfois dans l’infantilisme, comme semblent le suggérer certains modèles de gadgets, (le canard fluo vibrant est très à la mode) elle a au moins le mérite de décomplexer un peu la sexualité, tout ceci est un jeu, plus ou moins innocent.

Les sex toys sont aussi des substituts. Un peu comme la télévision, ils rendent la solitude moins pesante, en remplaçant l’absent qui n’est pas là. Dans le Japon des Samouraïs, ils garantissaient également la fidélité. Les hommes laissaient une pierre derrière eux, que la femme pouvait utiliser à des fins personnelles en attendant qu’ils reviennent de la guerre.

C’était mieux que rien, et surtout plus désinhibé que la situation en Occident, qui sombrant dans la répression concernant les plaisirs féminins développait les ceintures de chasteté. Pas d’éducation sexuelle, une idéologie religieuse qui condamnait le plaisir hors procréation. Misère, on est mieux à l’ère de la rencontre sur internet, non ? Tout ça n’aidait pas à être bien dans sa peau, et ça s’est terminé en troubles nerveux.

Vous avez entendu parler des « hystériques », du grec hysteria, qui veut dire utérus. (Oui, mesdames, l’utérus est une maladie.) Qu’est-ce qui a sauvé la situation ? Le vibromasseur. On croit rêver quand on lit que la première version était une grosse machine (à peu près la taille d’un aspirateur) maniée par des médecins dans leurs cabinets, pour stimuler leurs patientes, afin de les détendre.

(Les faire jouir, oui.) La répétition des orgasmes améliorait les symptômes. Mais heureusement, à un moment, il y a eu la miniaturisation, suivie, quelques cinquante années et quelques plus tard, par la révolution sexuelle. C’était tout de même malheureux d’en être réduite à prendre rendez-vous chez le docteur, pour avoir droit à l’orgasme.

La question des sex toys est donc celle de la volupté. De ce que chaque civilisation a à dire sur la ronde des plaisirs. Solitaires ou pas. Réprimés ou pas. Il y eu des civilisations de l’éclate et d’autres complètement coincées.

Notre époque a parfois remplacé l’amour par ses preuves, et a tendance à quantifier la jouissance. Il faut beaucoup faire l’amour, avec de nombreux partenaires sexuels, pour être un peu pris au sérieux. Il faut beaucoup d’accessoires, et beaucoup de diversité dans les positions. La vérité sur les sex toys, donc, c’est qu’ils sont des réducteurs d’absence, mais aussi des accélérateurs de présence. Il y a des moments et des situations où ils sont tout à fait superflus, mais rien n’empêche, dans la vie, de penser à s’amuser…

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