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La vérité sur… les fantasmes

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Il y a les excités de la première nuit, les dingues du baiser insolite, les pro de la flatterie sous la douche, les insatiables du dernier métro, les plus classiques qui offrent un café, (avant de vous offrir leur corps), Les fétichistes des fausses blondes, ceux qui veulent qu’on les voit, ou ceux qui aiment le secret et tout ce qui ne se dit pas… Mais, tout finit par se savoir : vous avez fantasmé, vous fantasmez, et vous fantasmerez, (et que ça saute).

En prenant notre douche, nous pouvons dresser la liste de quelques questions sans complexes, avant d’aller prendre le métro. Faut-il assouvir ses fantasmes ? En général, dès la première gorgée de café, la réponse donnée est : oui !

Et plus vite que ça ! Vous qui vivez dans une société décomplexée et honteusement cochonne, vous savez que les frontières du désir sont considérées comme plus aventurières qu’une ballade dans la forêt de Soignes avec la belle-mère et le chien, et que les fantasmes sont pris plus au sérieux quand ils sont un peu sado maso. (Je te fouette, je t’humilie, tandis que tu me griffes, me mords, et me hurle quelques insultes, et ce, plusieurs fois, dès la première nuit, mon amour.)

Inutile de le nier, nous aimons ça, les fantasmes. En tout cas, on le dit. Peut-être parce que l’information continue en mal de sensations insiste beaucoup sur la question… (Peut-être parce qu’à part dépasser les bornes de nos corps, nous ne sommes pas bons à grand-chose ?) Mais les fantasmes sont plus assumés, et autant surfer sur les bonnes vagues, même si à force de tourbillonner et de grossir, la mer finit par tout engloutir. (Et personne n’a jamais rêvé de faire l’amour dans un tsunami.)

Si notre époque est une centrifugeuse à mots qui commence par f (do you speak english?), c’est parce que nous sommes tous devenus de grands amateurs de nous-mêmes.

Nous nous étudions de près, et nous savons ce que nous voulons. Tant mieux. Mais, avant d’y retourner, demandez-vous simplement (et laissez tranquille votre belles-mère… euh, votre chien) Est-ce que le mot « décomplexer » résume à lui tout seul votre programme de vie ?

La vérité sur les fantasmes, donc, (et ce sera notre petit secret), c’est de faire attention à vous. Attention à ne pas vous laisser enfermer dans des boîtes (des toilettes, des coffres de voiture, des usines de torréfaction) qui se transforment en prison du désir. Attention à ce que votre inavouable à vous ne se transforme pas en revanche à prendre sur l’envie.

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