UXDE dot Net Wordpress Themes

Le rendez-vous de Sophie : Tomber amoureuse d’un ami

le

 

 

tomber_amoureux_ami

 

Sophie a eu dix maris, et un nombre incalculable d’amants, ce qui fait d’elle une experte pour toute question de couple ou de rencontre.

Des amis, on en a tous. Et des amours aussi. Mais ce n’est pas souvent les mêmes, je vous épargne le dilemme de l’impossibilité de l’amitié entre hommes et femmes, qui ne m’a jamais convaincue. Les vérités du désir dépassent les comédies romantiques, même quand elles nous font rêver.

Pourtant, ça m’est arrivé à moi aussi de tomber amoureuse d’un de mes amis. Et c’est cette aventure-là que j’ai envie de vous raconter aujourd’hui. Vous vous en doutez peut-être, mais il s’agit principalement d’une histoire de patience et d’exploration des sentiments. Les nôtres, qui ne sont pas toujours aussi magistralement au premier plan qu’on veut bien le dire. L’amour n’est pas une course contre la montre au parcours tout tracé. Parfois, il se cache, il ment, il dissimule et transforme les choses, pour ne pas que la vie soit trop programmée.

Ce n’était pas mon meilleur ami, lui je vous en ai déjà parlé. Pas quelqu’un que j’aurais listé dans le top cinq de mes indispensables, mais tout de même un être humain que j’avais plaisir à croiser quand l’occasion se présentait, et avec qui les échanges étaient cools. On ne parlait jamais de choses trop sérieuses, et on se regardait sans gêne. Il faut dire que je savais le garçon fidèle et amoureux, et moi… C’était ma période on couche le premier soir, et on ne le regrette pas.

D’où est venue l’ambiguïté ? J’ai tendance à penser que c’est lui qui a commencé. C’était un homme extrêmement courtois et posé, pas le genre qui dévore les femmes des yeux comme le steak à point qu’ils ont commandé après des années de végétarisme un peu hypocrite mais convaincu.

En tout cas, de parfait mari, il est devenu homme. C’est-à-dire personnage duplice à tendance mythomane. (Excusez-moi mais il y a des vérités sans discussion.) Je faisais un footing tous les matins. Je l’ai croisé une fois par hasard, puis deux. La troisième, j’ai compris qu’il me suivait. Je lui en ai un peu voulu, parce que même si ma propre expérience le démentait, j’aimais bien l’idée qu’il y avait des couples parfaits. Mais ce n’était pas plus de sa faute que de la mienne. Et puis, ce n’était pas désagréable, de le savoir à mes trousses. Alors je l’ai fait courir un peu. Peut-être pour lui faire payer sa conformité avec la réalité du vingt et une énième siècle ? Il n’avait pas beaucoup de souffle, mais il ne me perdait jamais de vue. Et c’est à force de transpirer ensemble en pleine rue, en respirant plus ou moins forts, qu’on a fini par faire la même chose tous nus, sans short, sans baskets, mais avec le cœur qui battait toujours à toute vitesse.

Post Tags:

A propos de l'auteur

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *