UXDE dot Net Wordpress Themes

Je déteste les sites de rencontres

le

sitederencontres

Je déteste les sites de rencontres.

Non pas que je n’aime pas rencontrer, j’aimerais bien, même, te rencontrer. Toi dont j’ai rêvé. Je t’ai vue, tu ressembles un peu à ma première femme, en plus souriante. Mais les rêves sont trompeurs. J’en parlais parfois autour de moi, à l’heure où on peut ouvrir son cœur : oui, j’aimerais bien rencontrer quelqu’un  mais pas n’importe qui. Mon copain Jef a insisté : « inscris-toi, tu verras. » Il ne croyait pas à ma vision, parce que Jef est trop terre-à-terre. (Même si Jef aime s’envoyer en l’air).

Je déteste les sites de rencontre, et j’étais là, devant l’écran, avec mon soi-disant profil, qui, patiemment, attendait que je lui prête un peu de moi, pour te trouver, toi.
MOI : grand, beau, intelligent, fort, intéressant, mais : cynique. (Je préférais indiquer une certaine réserve.)
TOI : grande, belle, intelligente, intéressante, (en gros, tu ressembles à Viriginie Efira, avec vingt ans de plus.)
C’était simple, et si les autres ne comprenaient pas mon sens des priorités, tant pis. Je n’avais plus l’âge d’être trop consensuel. Après ?

Après, il faut attendre, et un peu surfer. Je m’y mettais le soir, entre 22 et 23h (cela m’aidait à m’endormir.) Je recevais des messages, certains drôles, la plupart romantiques, mais aucun de toi. Celle que je cherchais. Il faut croire que tu n’étais pas là.

Je détestais encore les sites de rencontre, mais je m’étais habitué à l’idée, que je finirais par t’y rencontrer. Ou peut-être même une autre. Il y avait beaucoup de femmes sympathiques, et probablement compréhensives. Certaines acceptaient de m’écouter raconter mon rêve, même si à chaque fois, aucune ne te connaissait, ou ne pouvait m’aider.

Jef se désolait : « tout ce temps perdu, allez, il y en a bien une à ton goût. »

Mon goût pour les femmes ? Effectivement, il y avait tellement de femmes que j’aurais pu aimer. Mais aucune ne te ressemblait. Jusqu’au jour où…
Ta photo. Je t’ai reconnue tout de suite. C’était forcément toi, ma Virginie Efira. Tu t’étais inscrite la veille. J’étais impatient, et un peu nerveux. Je ne pouvais quand même pas te dire d’emblée, avec des majuscules dans les mots, que Cela Faisait Huit Mois Que Je T’Attendais, Et Que Nous Étions Fait L’un Pour L’Autre. Je me suis contenté d’un message de bienvenue, avec smiley incorporé, pour le côté cool.

Tu m’as répondu très gentiment. Et, pour la première fois, j’ai demandé un rendez-vous. Que tu m’as accordé.  (J’ai perdu tout cynisme.) J’ai hâte de découvrir qui tu es, vraiment.

Je ne déteste plus les sites de rencontre.

A propos de l'auteur

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *